Flamenco experience

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Les costumes pour danser

Probablement, le costume des ‘bailaoras’ est le plus voyant de la garde-robe dans un spectacle flamenco. Son origine remonte à la fin du XIXe siècle et début du XXe, lorsque les vendeuses se rendaient aux foires à bétail vêtues de robes modestes en percale garnies de volants.

À partir de là, les classes nanties ont pris comme référence ce vêtement modeste pour créer des robes plus sophistiquées et avec des tissus plus chers.

 

La conception, les matériaux et les imprimés des vêtements ont évolué au fil du temps. D’une part, influencés par les modes, comme raccourcir la longueur de la jupe pendant les années 1970. Mais aussi à faveur de la qualité et de l’expressivité du spectacle, en permettant un meilleur mouvement de la `bailaora’ sans perdre leur fonction d’accompagnement.

Font partie du passé les robes avec traîne comme standard qui, dans certains cas, au lieu d’embellir le spectacle devenaient un lest pour la ‘bailaora’. Dans l’actualité, on retrouve plutôt des corps cintrés qui laissent contempler la beauté des mouvements des bras ; les jupes longues, amples et satinées que la ‘bailaora’ maîtrise avec grâce pour accompagner le ‘taconeo’. Occasionnellement, la ‘bailaora’ porte une robe avec traîne pour un spectacle qui a été particulièrement conçu pour elle.

Tissus et imprimés

Bien que le plus typique soit le tissu à pois, il y a eu depuis toujours des fleurs et d’autres éléments dans les imprimés, ainsi que des combinaisons de couleurs unies. L’usage de dentelles est également commun comme ornement et complément ou comme tissu principal de la robe.

Outre les modes et le goût personnel de l’artiste, tant la robe que les accessoires dépendent du style à interpréter, qui affectera le choix des couleurs et les accessoires.

Ainsi, pour une ‘alegría’, la ‘bailaora’ choisira des couleurs gaies, une jupe ample et des accessoires et ornements voyants. Par contre, pour une ‘soleá’, la robe sera plus sobre et sombre pour accompagner le sentiment du morceau.

Dans le cas des hommes, les vêtements ont évolué vers des couleurs plus neutres. Normalement, les ‘bailaores’ portent un costume deux ou trois pièces, cintré et court. Le costume trois pièces leur permet de varier le long du numéro, en changeant la veste pour le gilet, voire même la chemise seulement.

Concernant les couleurs, les neutres dominent : noirs et gris foncés ou blancs et ocres, bien que l’usage du rouge soit également fréquent chez les hommes.

Souvent, le ‘bailaor’ utilise aussi ses vêtements comme complément de la danse. Par exemple, les mouvements de toréador sont fréquents, en utilisant les vêtements comme cape rouge.

Accessoires et ornements

Outre la robe, les accessoires et les ornements sont très importants dans l’interprétation du morceau, faisant même partie des mouvements.

On appelle accessoires les éléments qui complètent le vestiaire et que l’artiste utilisera comme support de certains mouvements : châle (grand), mantille ou ‘piquillo’ (petit foulard), vestes courtes, gilets et même des tabliers dans le cas des femmes ; foulards ou écharpes, vestes, vestes courtes ou gilets dans les cas des hommes.

Surtout dans le cas des femmes, la tenue est souvent complétée avec des ornements : boucles d’oreilles voyantes et peignes richement ornés qui accompagnent les mouvements de la tête, fleurs dans les cheveux, franges et éventails à l’occasion, ainsi que d’autres ornements.

Châle

Le châle doit être suffisamment grand pour couvrir largement les deux bras allongés en croix. À ne pas confondre avec le petit fichu qui accompagne les robes de flamenco. Il convient également qu’il ne soit pas trop lourd pour pouvoir bien le manier.

Éventail

L’éventail utilisé pour danser est plus grand que le traditionnel et s’appelle ‘pericón’. Les couleurs sont unies et donc sans dessins. Le maniement requiert un apprentissage et de la pratique.

Les chaussures de danse

Pour tout danseur, les chaussures sont un élément fondamental, mais ceci est encore plus important dans le cas du flamenco, car les chaussures d’un ‘bailaor’ ou ‘bailaora’ sont également un instrument.

Les chaussures de flamenco portent des clous sous la pointe et le talon qui, en frappant le bois du sol, augmentent la sonorité et la puissance des coups de talon (taconeo) sur scène.

Tant les hommes que les femmes utilisent des chaussures avec un peu de talon, ce qui facilite la puissance du ‘zapateado’, et fermées pour qu’elles ne bougent pas avec les mouvements énergiques des pieds.

Dans le cas des hommes, les modèles varient entre les chaussures à lacets et les bottes. Les femmes utilisent des chaussures fermées, assujetties avec des lacets ou une boucle autour de la cheville pour bien l’assurer pendant la danse.

Tant les hommes que les femmes utilisent fréquemment des chaussures de couleur, un détail particulièrement voyant lorsque le reste de la tenue est très sobre.

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  • 1

    Le costume féminin

    Les tissus qui entourent le corps contre l'air


    Au-delà de la robe rouge typique, le flamenco authentique possède toute une panoplie créative de tissus, de coupes, d’ampleurs et d’imprimés. Chacun est associé non seulement à la personnalité de la ‘bailaora’ mais aussi au style interprété à un moment donné.

  • 3

    Les accessoires

    La richesse des détails brille sur les planches


    De nombreux accessoires et ornements peuvent faire partie d’un spectacle flamenco : boucles d’oreilles ornées, peignes, fleurs, châles, mantilles, fichus, gilets, écharpes, foulards ou vestes courtes, parmi bien d’autres.

  • 2

    Le costume masculin

    L'attitude qui habille le 'bailaor'


    À la différence des robes des femmes, caractérisées par des tissus qui permettent de jouer avec l’air, les hommes portent des vêtements plus étroits et sobres pour encadrer leurs mouvements. Malgré les vêtements plus étroits, le ‘bailaor’ les intègre également dans ses mouvements, par exemple en déboutonnant et saisissant son gilet ou sa chemise.

  • 4

    Les chaussures

    Lorsque la danse crée le rythme contre le sol


    Les bottes du ‘bailaor’ et les souliers de la ‘bailaora’ ne sont pas seulement une autre pièce de leur tenue. Avec la pointe et le talon cloutés, les chaussures deviennent aussi un instrument de percussion.

 

« Nous avons pensé à cette expérience pour réunir quelques enfants qui travaillent depuis tout petits l’expression à travers le flamenco, pour leur faire connaître l’expérience de la scène. Et nous nous sommes aperçus que les enfants qui venaient les voir chanter et danser étaient hypnotisés par l’art de ces autres enfants. »

Ivana Portolés (Directrice de Cardamomo et créatrice de « Le flamenco, c’est aussi une affaire d’enfants »).

Le flamenco, plus qu’un style musical, est une mode de vie. Les flamencos le gardent à l’esprit dans tous les aspects de leur vie. Ils l’utilisent lors de réunions, de célébrations, pour cuisiner et même pour dormir les bébés. C’est ainsi que le flamenco est vécu depuis la plus tendre enfance.

Le flamenco a donc un retentissement particulièrement visible chez les enfants, ces petites personnes qui, tant de fois, dansent ou jouent d’un instrument avant même de savoir parler, lire ou faire une addition.

Conscients de cela, à Cardamomo nous avons laissé une preuve de cela dans un documentaire, « Cardamomo en famille », qui recueille des spectacles insolites réalisés far des enfants pour des enfants, accompagnés par des artistes consacrés.

Cet enregistrement a reflété la véritable nature d’une philosophie de vie, qui se transmet de génération en génération depuis le berceau.

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  • 1

    Bande annonce de ‘Le Flamenco c’est aussi une affaire d’enfants’

    Une expérience de la Fondation Cardamomo


    Le contenu de cette vidéo fait partie d’un programme d’immersion dans le flamenco, mis en œuvre en 2013 par sa directrice, Ivana Portolés, et ayant pour but principal que ce Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité soit enseigné aussi à l’école.

 

« Le flamenco crie ce que mon âme tait. »
Claudia Casares

LES ‘PALMAS’

Les mains, “la plus précise, ancienne et essentielle des percussions flamencas”, sont un accompagnement cadencé pour le chant et la danse flamenco. Ce signe représentatif du flamenco est un accompagnement rythmique qui, avec les coups de jointures sur le bois des tables, apparaît au commencement de cet art, bien avant l’usage du ‘cajón’ et d’autres instruments de percussion.

 

Pendant le spectacle, elles sont un instrument de plus. Elles se fondent surtout sur le paramètre rythmique, qui se déroule dans la notion de « compás », à savoir la mesure caractéristique de la musique flamenca.

La maîtrise de cette forme d’accompagnement et la connaissance des différents rythmes sont une base fondamentale pour les ‘bailaores’, les ‘cantaores’, les guitaristes et les percussionnistes ; c’est donc un complément idéal et essentiel de leur formation.

Les ‘palmeros’ (personnes qui battent des mains) qui accompagnent le chant, la danse ou la guitare doivent contrôler en permanence les fonctions suivantes : maintenir le rythme, accompagner les vers avec des battements sourds ou sonores selon les besoins, répondre au chant ou à la danse, aux vers, accompagner les séries de ‘taconeo’ et les accélérations (montées de tempo) de la danse, accompagner les différentes ‘falsetas’ de la guitare, ainsi que pour marquer les conclusions et les temps de repos.

D’où le fait que l’apprentissage des ‘palmas’ nécessite beaucoup de pratique et de temps, non seulement pour acquérir les réflexes de changements et la souplesse métrique, mais aussi pour apprendre à exécuter simultanément toutes ces fonctions qui se déroulent durant le chant, la danse et le jeu de guitare, aidant ainsi à l’interprétation.

Types de ‘palmas’

  • Sourdes : Les ‘palmas’ sourdes sont souvent utilisées pour accompagner des chants simples comme la Soleá ou les Tientos. Ce sont des ‘palmas’ avec un son modéré, qui servent à marquer le rythme, à des moments où le chant doit être à l’honneur.

  • Sonores : Ce type de ‘palmas’, dites sonores ou ouvertes, est utilisé pour des chants festifs, comme les bulerías, les alegrías…

Autres accompagnements rythmiques des ‘palmas’

Le coup

Il s’agit d’accompagner ou de marquer le rythme en frappant avec les jointures des doigts sur la table ou avec une canne sur le sol. C’est une manière de marquer le rythme, en même temps que le maître peut donner les indications aux élèves.

Claquements

C’est un son réalisé en claquant les bouts des doigts ; cet élément est utilisé par le maître pour marquer le rythme et par le ‘bailaor’ pour embellir sa danse.

Palillos (castagnettes)

Il s’agit d’un instrument musical de percussion en bois, connu par les phéniciens il y a trois mille ans. Le rythme doit commencer avec la main droite, et la dernière note doit être coupée par le son de la castagnette gauche.

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LE JALEO (CHAHUT)

Un des aspects les plus frappants sur la scène du flamenco, ce sont ces gestes et exclamations qui accompagnent le chant, la musique ou la danse. Pendant un spectacle, il est habituel d’entendre les ‘palmeros’, les ‘cantaores’ ou une partie du public crier les classique OLÉ ! ainsi que des compliments, des encouragements ou le nom de l’artiste.

Le flamenco est un spectacle avec différents artistes et l’entente entre eux et leur capacité de communiquer comme ensemble est fondamentale pour transmettre la force, la passion et l’émotion qui définissent cet art.

Le ‘jaleo’ est donc l’ensemble de cris, félicitations et expressions d’encouragement que le groupe ou le public connaisseur lancent de manière presque spontanée et émotionnelle pour pousser l’artiste à une plus grande inspiration ou expression. Il s’agit d’une réaction naturelle aux moments les plus intenses d’un numéro, exécutés au rythme et au moment adéquat, afin de ne pas briser la magie qui doit se dégager de toute interprétation de flamenco.

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  • 1

    ’Palmas’, ‘pitos’ et ‘jaleos’

    Un sentiment qui enveloppe le ‘tablao’


    Les ’palmas’ sourdes s’utilisent normalement pour accompagner des chants simples comme Soleá ou Tientos. Ce sont des ‘palmas’ avec un son modéré, qui sert à marquer le rythme dans les moments où il faut laisser la place au chant.

    D’autre part, les ‘palmas’ dites sonores ou ouvertes sont utilisées pour des chants festifs comme les bulerías, alegrías…

    Le ‘jaleo’ est un type d’harangue, synonyme de chahut, et se réfère à une ambiance enthousiaste et bruyante qui tente de donner de l’entrain.

    Lorsque nous parlons de ’pitos’ (sifflets) nous faisons référence au bruit réalisé en claquant les doigts. Cet élément est utilisé par le ‘bailaor’ pour embellir la danse et marquer le rythme.

  • 2

    Le coup

    Qui marque le rythme depuis les origines


    Jadis, il n’y avait dans le flamenco aucun instrument de percussion. On utilisait alors différents éléments pour marquer le rythme, comme les tables en bois et les cannes.
    Il s’agissait d’accompagner ou de marquer le rythme en frappant avec les jointures des doigts sur la table ou avec la canne sur le sol.

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  • 1

    Pitos

  • 2

    Jaleo

  • 3

    Palmas sordas

  • 4

    Golpe (antigua percusión)

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“Une des merveilles du ‘cante jondo’, outre l’essence mélodique, consiste en les poèmes. Les gradations infinies de la douleur et de la peine, mises au service de l’expression la plus pure et exacte, vivent dans les tercets et les quatrains de la ‘seguiriya’ et de ses dérivés. »

Federico García Lorca – Poète (1898-1936)

La voix est soliste et un instrument en soi. Jusqu’à l’apparition de la guitare, la voix sonnait seule ou peut-être accompagnée par les coups des jointures sur la table ou en tapant des mains. C’est pourquoi elle doit être capable de produire des sentiments, des mélodies et des harmonies pour communiquer avec le public : le flamenco est un art qui exprime des sentiments profonds.

La douleur, la solitude, l’amour, voire la mort. Certains styles de flamenco portent même des noms de sentiments, comme l’ alegría(la joie). Des sentiments que le chant essaie de transmettre de manière authentique, en un instant unique et inimitable, indépendamment du nombre d’auditeurs. Les meilleures conditions se retrouvent dans des réunions ou des salles petites et à proximité du public, comme dans les ‘tablaos’.

 

Fréquemment, le flamenco met en musique des poèmes d’auteurs tels que Miguel Hernández, Calderón de la Barca, Miguel de Cervantes, Jorge Manrique, Lope de Vega, Antonio et Manuel Machado, Rafael Alberti ou Federico García Lorca entre autres.

Le chant a toujours été rigide en respectant la structure mais, de nos jours, on laisse en même temps une marge pour l’improvisation ou l’interprétation de l’artiste.

Aussi, dans l’actualité, le courant le plus traditionnel du flamenco cohabite avec de nombreux mouvements d’évolution, voire de fusion du chant flamenco. Nous pouvons écouter du flamenco entremêlé de rythmes africains ou orientaux, ou encore avec de la musique afro-américaine comme le blues et la salsa, entre autres.

LA STRUCTURE D’UN MORCEAU.

Concernant le rôle du ‘cantaor’, un morceau comprend deux parties : le temple (ou accordage) et les vers.

’Temple’ (o accordage) : Le ‘cantaor’ accorde la voix afin de s’assurer qu’il est dans le ton de la guitare en l’enrichissant avec des mélismes -technique visant à changer la hauteur musicale d’une syllabe du vers d’une chanson pendant qu’elle est chantée-.

Vers : On appelle vers chacune des parties lyriques de certains chants. Dans le ‘tablao’ on chante habituellement le vers de départ, plus deux vers par ‘cantaor’. Toutefois, si le ‘cantaor’ sent que la danse ou la musique – ou les deux – lui transmettent un sentiment, il commence à improviser ( « le Duende », comme disait Camarón) et pourrait continuer. Le ‘bailaor’ peut aussi faire appel à celui-ci, s’il est inspiré.

La structure des vers du chant est, par ordre d’apparition : le vers de départ, le premier vers, le deuxième vers ou ‘valiente’ et le vers de conclusion ou de sortie.

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  • 1

    Temple

    Ou accordage


    Le ‘cantaor’ accorde la voix pour s’assurer qu’il est dans le ton de la guitare, et il le fait avec des mélismes -technique visant à changer la hauteur musicale d’une syllabe des paroles d’une chanson pendant qu’elle est chantée-.

  • 3

    Premier vers

    D’une ‘alegría’


    C’est une suite de paroles tranquilles consistant à entrer peu à peu dans le sérieux de la danse.

  • 5

    Conclusion

    Les ‘alegrías’ terminent en ‘bulería’


    La dernière parole sert de conclusion à la danse et la clôture. La vitesse augmente et le style change presque toujours.

  • 2

    Vers de départ

    D’une ‘alegría’


    Presque tous les chants ont un départ caractéristique qui correspond au style à interpréter : ayes, lereles, tiritiais et autres fioritures.

  • 4

    Deuxième vers

    Également connue comme "Valiente"


    Dans cette partie, le ‘cantaor’ affronte des chants plus élaborés du point de vue mélodique, mais en général avec un sens similaire à celui du premier chant. C’est dans cette partie qu’un bon ‘cantaor’ démontre sa puissance et essaie de la transmettre en prouvant de quoi il est capable.

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  • 1

    Afinación

  • 2

    Segunda letra

  • 3

    Valiente

  • 4

    De cierre

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« Pour danser, il faut laisser l’esprit de côté, c’est l’âme qui doit s’exprimer. »

María Juncal (Bailaora de flamenco)

La danse est l’élément le plus visuel d’un spectacle flamenco. Elle est apparue dans les communautés marginales d’Andalousie et d’Extremadura, mais elle puise son origine dans différentes sources, en particulier gitanes, africaines, castillanes et andalouses. Il s’agit donc d’une danse populaire et d’origine raciale qui s’exprime par le mouvement et les paroles des chansons. On appelle les danseurs flamencos “bailaores” et “bailaoras”.

 

Formellement, la danse flamenca est très complexe, avec de multiples variations, de pas et de rythmes, à cause des nombreux styles existants. Cette danse se caractérise par la transmission de sentiments à travers des mouvements délicats et élégants des bras et des mains qui contrastent avec des ‘taconeos’ (percussion réalisée avec les talons) vibrants et passionnés contre le sol.

Les chorégraphies sont une combinaison d’une connaissance profonde de l’art flamenco et de l’expression libre de l’artiste qui interprète littéralement le morceau, laissant également une marge à l’improvisation.

La danse sur le tablao

Le tablao est la petite scène où se déroule le spectacle flamenco. Les petites dimensions de cet espace permettent un contact plus proche entre les artistes et les spectateurs qui, étant si près de la scène, peuvent même écouter la respiration des artistes et voir tomber les gouttes de sueur.

Sur le tablao, toutes les chorégraphies du spectacle laissent une partie à l’improvisation, même si elles sont fondées sur la structure caractéristique de chaque style. C’est le plus grand charme du tablao. Le flamenco dans un tablao présente souvent une mise en scène minimaliste, ce qui permet de fonder le spectacle sur l’expression des sentiments.

Normalement, dans le tablao, les ‘bailaores’ interviennent individuellement et la danse se compose des pas qu’ils exécutent ainsi que de l’usage de l’espace, de la sonorité du sol comme instrument de percussion et du mouvement et l’usage des éléments du vestiaire.

Outre les numéros individuels, les duos sont également fréquents. Les ‘bailaores’, dans ce cas, se livrent à un duel en se regardant dans les yeux constamment. Lors des danses de couple, l’union, la connexion et la communication entre les interprètes est primordiale.

Structure d’une pièce de danse basique

La danse partage généralement une structure. Dans la plupart des styles flamencos de danse, il y a deux sections distinctes en rythme, en style et en accompagnement, qui sont également dansées de manière différente, la deuxième étant plus rapide et énergique que la première.

Première section

  1. Sortie : c’est le moment où le ‘bailaor’ ou ‘bailaora’ sort sur scène et commence à danser.
  2. Appel : le/la ‘bailaor/a’ exécute un ‘taconeo’ bref afin de laisser la place au chanteur.
  3. Strophe ou strophes : pendant la partie qui se concentre sur l’interprétation du chant, le/la ‘bailaor/a’ marque les temps et se déplace, danse et exprime avec son corps, sans trop interférer avec la voix du ‘cantaor’; on écoute le chant.
  4. Dernier vers de strophe : Le/la ‘bailaor/a’ exécute un ‘taconeo’ bref afin de laisser la place à la guitare.
  5. ’Escobilla’ : partie consacrée au ‘zapateado’ où le/la ‘bailaor/a’ s’exprime le plus en improvisant.

Deuxième section

  1. Final (Macho, Estribillo, Ida). La danse est à son point culminant. On interprète la dernière strophe d’un style flamenco, qui est souvent vibrante, rapide et énergique. Son nom va dépendre de chaque style.
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  • 1

    MARCAJE

    À temps ou à contretemps


    Pas de danse où l’interprète se borne à marquer les temps de la mesure avec des mouvements du corps et divers coups de talon, mais sans forcer, pour laisser le ‘cantaor’ s’exprimer, sans le masquer.

  • 3

    LLAMADA

    Par ‘alegría’


    Section des numéros de danse servant à attirer l’attention du guitariste ou du ‘cantaor’, afin de réaliser un changement ou bien pour conclure ou commencer une partie de la chorégraphie.

  • 5

    ZAPATEADO

    Et le ‘zapateado’ avec montée des pieds


    Afin de le distinguer du style dansable dit ‘zapateado’, on appelle ‘zapateo’ l’action de battre des pieds. Il y a plusieurs types de ‘zapateado’ : avec des coups ‘buleaeros’, avec la pointe, martèlement avec la pointe, croisé en ligne, déplacement avec ‘zapateo’, percussions ‘alegrías’ et ‘soleá’, tanguillos, fandangos.
    La montée de pieds est un ‘zapateado’ qui augmente peu à peu la vitesse.

  • 7

    REMATE DE BRAZOS

    Plus élégant


    Il y a différents types de ‘remate’. Par exemple, le ‘remate’ avec les bras qui termine la série d’une manière plus subtile et esthétique.

  • 2

    DESPLANTE

    Pour conclure des moments de l’intervention


    Le ‘desplante’, comme type de ‘marcaje’, est un des nombreux termes partagés avec la tauromachie. Si dans la corrida le ‘desplante’ est un geste hautain que fait le toréador devant le taureau, dans le flamenco il est fait par le ‘bailaor’ ou ‘bailaora’ face au public pour conclure un moment de son intervention.

  • 4

    ESCOBILLA

    Par ‘alegría’


    Section d’une danse de flamenco où domine le ‘zapateo’. Dans les ‘alegrías’, elle est interprétée après le silence et c’est un des moments les plus vibrants et énergiques de la chorégraphie.

  • 6

    REMATE

    Pour conclure une série


    Pas de danse pour conclure une série ; ce sont normalement 1 ou 2 mesures.

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  • 1

    Escobilla

  • 2

    Zapateado

  • 3

    Desplante

  • 4

    Remate

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“La ‘copla flamenca’ fait ressortir toute la pureté des sentiments les plus profonds de l’âme et les idées les plus claires et tenaces de la raison”
Antonio Machado – Poète (1875-1939)

Le doigté fait référence à l’accompagnement musical des guitares. L’interprète de guitare flamenca est appelé “tocaor”. Les différents styles prennent leur nom selon le rythme du doigté.

La guitare est l’élément qui a évolué le plus tout au long de l’histoire du flamenco, au point de jouer un rôle essentiel à elle seule. Mais le ‘tocaor’ est également lié à une technique et à une attitude flamencas.

Par exemple, l’emploi du pouce est caractéristique du flamenco. Les guitaristes (tocaores) l’appuient sur la table d’harmonie de la guitare, alors que l’index et le majeur se trouvent sur la corde au-dessus de celle qu’ils jouent. Ils obtiennent ainsi une plus grande sonorité et puissance. La plaque de protection comme élément de percussion procure une grande force à l’interprétation du flamenco.

La structure des morceaux de guitare

Un morceau se divise en plusieurs parties ou variations, qui sont les interludes que réalise la guitare flamenca entre les différentes paroles d’un chant.

  1. Introduction : Après l’accordage, la guitare commence le morceau à interpréter dans le ton et le style correspondants. Le guitariste choisit de manière personnelle l’introduction libre ou directement en mesure, selon son critère.

  2. Variation de guitare et strophe de départ : pour la première strophe, on choisit celle dont la mélodie se trouve dans le registre moyen du ‘cantaor’.

  3. Falseta : avant la ‘letra valiente’ (où le ‘cantaor’ doit s’employer a fond), la guitare réalise une section principale de la musique qui crée ou recrée une composition avec un sens musical autonome, composée par lui ou tirée d’un répertoire.

  4. Variation de guitare et ‘letra valiente’ : le deuxième chant pourra être dans un registre plus aigu.

  5. Conclusion à la guitare : il peut s’agir d’une petite variation de clôture en augmentant la vitesse et l’intensité.

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  • 1

    L'accordage

    Pour le "temple"


    Tous les morceaux commencent comme ça. Chaque style nécessite un ton et les styles ne se répètent pas, ce qui rend indispensable une pause avant de commencer à jouer un morceau pour changer le ton. C’est un moment habituel de tout spectacle flamenco.

    Le guitariste cherche le ton de chaque style dans la pénombre et l’accordage pour le Temple (l’accordage à la recherche du ton). La plupart du temps, le ‘cantaor’ sait à l’avance quel va être le style, avant que le guitariste commence à jouer.

  • 3

    Pouce et "Alzapúa"

    Selon qu’il joue une ou plusieurs notes


    El dedo pulgar se utiliza para tocar la guitarra. Llamamos pulgar cuando se toca sólo una nota.

    La Alzapúa es una técnica propia del dedo pulgar de la mano derecha en donde éste funciona como una púa o plectro, pulsando una, dos o más cuerdas para conseguir motivos rítmicos de cierta velocidad, pulsando hacia abajo y hacia arriba, especialmente en bordones.

    Además del alzapúa, el pulgar realiza movimientos muy interesantes que los utiliza con mucha frecuencia; por ejemplo, el intercalar su ataque con el dedo índice. Se hace con un giro de muñeca, como si el giro fuera quien determinara el ataque, lográndose gran velocidad.

  • 5

    Coup

    Percussion avec la main droite tout en jouant


    Cela consiste en l’action et l’effet de frapper la table d’harmonie de la guitare avec l’ongle ou le bout des doigts de la main droite. Le flamenco emploie l’exécution de percussions de manière simultanée ou successive à la réalisation de différents accords, notes, rythmes, rasgueos, alzapúas, etc. Cet effet est normalement utilisé pour appuyer les accents de certains jeux.

  • 7

    "Escobilla"

    Du ‘bailaor’


    Il est habituel d’accompagner avec des arpèges lents et précis au début, puis graduellement, de plus en plus complexes. Il faut faire très attention de ne pas faire pression avec la vitesse de la mesure afin de ne pas forcer le ‘bailaor’ ou ‘bailaora’ dans sa technique de ‘zapateado’, qui deviendra de plus en plus complexe et comprendra plus de coups, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’elle soit plus rapide-.

  • 9

    Le silence

    De l’alegría


    Le silence de l’alegría est une section de ce style réalisée avant l’escobilla, dans laquelle interviennent la danse et la guitare.

    L’unité de mesure de l’alégría est de douze temps et en mode majeur sauf dans cette partie qui est jouée en mode mineur.

  • 2

    Rasgueo (plaquer)

    Pour obtenir un son continu


    C’est un des éléments techniques les plus importants et variés. Il consiste à frôler les cordes rapidement avec les doigts de la main droite (avec parfois des mouvements en forme d’éventail), ce qui produit un son continu, de l’aigu vers le grave et vice-versa.

  • 4

    Trémolo

    Avec trois doigts


    Certains accords sont très utilisés dans le flamenco, avec des doigtés peu fréquents pour la main gauche en guitare classique et dont la maîtrise permet une plus grande dextérité avec l’instrument.

  • 6

    Entrée de l'alegría

    Avec des techniques de guitare


    Cette mélodie d’entrée ou premier vers est utilisée pour chercher avec la guitare le registre moyen du ‘cantaor’.

    Cette vidéo montre également différentes techniques de guitare comme l’arpegio, le picado -ou punteado-, le ligado, la falseta ou l’horquilla.

  • 8

    Fermeture ou fin de "Bulería"

    De Cadix


    L’alegría termine en en bulería de Cadix.

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  • 1

    Rasgueo

  • 2

    Trémolo

  • 3

    Golpe

  • 4

    Afinación

Show results

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¡Enjoy the experience!

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